Le TRACFIN renforce sa lutte contre la fraude fiscale et blanchiment de capitaux

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Publié le 19/10/2017

Depuis le sommet de l’Arche du G7 à Paris en 1989, le TRACFIN ou Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits Financiers reste une instance très active avec la hausse des fraudes fiscales et le blanchiment d’argent qui gangrènent le pays français. Cette cellule entièrement rattachée au Ministre des finances et des comptes publics rassemblent plusieurs fonctionnaires issus de divers milieux, dont des magistrats, des gendarmes, des informaticiens et des policiers. La remontée des taux d’emprunt, les obscurités vis-à-vis des contrôles fiscaux conduisent cette cellule à renforcer leur surveillance de nombreux secteurs, en particulier les compagnies d’assurances, les jeux et casinos, l’immobilier et les banques.

Le Tracfin : une cellule créée pour lutter contre l’argent sale

Le Tracfin continue aujourd’hui d’exister, cette cellule qui a été créée pour lutter contre l’argent sale est devenu aujourd’hui la seule entité indépendante qui puisse intervenir réellement dans la surveillance et la contrôle de l’économie informelle. Aujourd’hui, l’effort est beaucoup plus soutenu surtout qu’il y hausse du terrorisme et du blanchiment d’argent.

Les axes d’intervention du Tracfin

Les missions du Tracfin se centrent aujourd’hui sur des points chauds dénonçant les irrégularités économiques. Le recueil des renseignements au niveau d’informations au niveau des secteurs comme les banques, les jeux et casinos sont renforcés afin de démanteler des réseaux de trafiquants. Le Tracfin s’appuie également sur l’aide d’autres acteurs pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La sensibilisation des acteurs et des professionnels font partie également de son mode d’emploi pour renforcer les actions contre l’argent sale.

Plus de 60 000 dossiers ouverts par le Tracfin en 2016

Rien que pour l’année 2016, le Tracfin a déjà enregistré près de 62 000 cas d’irrégularités fiscales et financières. Près de 13000 enquêtes ont été ouvertes pour retrouver les traces des trafiquants, vecteurs du blanchiment d’argent, du terrorisme ou encore du financement participatif. Sept grands groupes bancaires de France sont dans le collimateur.